Communiqué de presse

 

Bruxelles le 25 octobre 2015

Nous sommes scandalisés d’apprendre que la députée « Nida Tounes » Lamia Mlayeh, membre du bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et chargée des relations avec la société civile propose d’exclure les organisations et les associations de la société civile de suivre les travaux de l’ARP.

La députée Lamia Mlayeh propose dans un texte daté du 9 octobre 2015 et adressé à l’ARP, des procédures empêchant la société civile de suivre les réunions des commissions parlementaires et de limiter son accès à des plénières consacrées à des projets de lois.

Elle ajoute dans son texte de procéder à une  sélection de la société civile ayant accès à l’ARP, qu’il faut prendre les dispositions nécessaires pour limiter les espaces ouverts à la société civile et faire en sorte qu’elle ne rentre pas en contact pas avec des députés

Cette députée trouve même le moyen dans sa proposition de contourner l’article 76 du règlement intérieur de l’ARP en proposant le remplacement de la société civile par les médias pour déclarer que les réunions des commissions étaient publiques.

Le jour même où la société civile Tunisienne reçoit le prix Nobel de la Paix (9 octobre 2015), la députée Lamia Mlayeh dépose une proposition, non pas pour un meilleur accès à l’information ou pour un meilleur accueil et une meilleure communication avec les organisations et les associations de la société civile mais plutôt pour les éloigner d’une manière nette des travaux de l’ARP comme un « témoin gênant »

De toute évidence cette député a dévoilé son vrai visage et a prouvé qu’elle ne peut pas être chargée des relations avec la société civile après son action contre cette dernière à un stade cruciale du processus démocratique en Tunisie.  

Ces pratiques nous rappellent une époque révolue qui n’a plus sa place dans la nouvelle Tunisie. Par ailleurs nous ne sommes pas surpris du cas « Lamia Mlayeh », l’ancienne secrétaire adjointe de la Fédération RCD en Belgique et Luxembourg jusqu’au 25 décembre 2010.

Cette députée malheureusement ne fait pas partie de ceux qui tirent la Tunisie vers le haut et ne devait pas se retrouver à l’ARP après la révolution de la dignité.

FETCA se joint avec vigueur à la “plateforme” de la société civile se réunissant ce lundi 26 octobre 2015 à Tunis et lui apporte tout l’appui nécessaire.

 

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