Week-ends Euro-Tunisiens pour une Citoyenneté Active – WETCA

 

Le contexte Tunisien :

Il y a près de deux ans, commençait à Sidi Bouzid, en Tunisie, l’étincelle qui allait entraîner le
« printemps arabe » dans toute la région. Le 17 décembre 2010, la révolution tunisienne, issue à la
fois d’une désespérance de la jeunesse tunisienne face au manque d’avenir et du désespoir des
démocrates face à la dictature et à la répression, débutait.
Le 14 janvier 2011, le Président Ben Ali prenait la fuite. Le 23 octobre 2011, les premières
élections libres ont eu lieu en Tunisie, mais aussi pour les Tunisiens de l’étranger et de Belgique
notamment, qui ont pu exercer leur droit citoyen pour la première fois librement. L’Assemblée
Constituante tunisienne a ainsi été élue.

 

Les Tunisiens en Belgique :
La communauté Tunisienne manque de visibilité et de moyens pour communiquer plus
efficacement et inciter les citoyens tunisiens en Belgique à réfléchir et à participer à la
construction d’une nouvelle démocratie et bien utiliser leur nouveau droit de vote acquis récemment.
A l’instar des événements qui se sont déroulés en Tunisie, les Tunisiens de Belgique ont
voté en grand nombre dans les bureaux de vote organisés par l’IRIE (Instance Régionale Indépendante
pour les Élections, branche régionale de Instance supérieur Indépendante pour les Élections
l’ISIE ). Comme en Tunisie, de nombreux obstacles ont été déployés par les partisans de l’ancien
régime pour faire échouer l’organisation des élections. l’Histoire a parlé et le soutien de nombreux
acteurs institutionnels (communes mettant à disposition des locaux) et de la société civile
tunisienne et belge (déploiement d’observateurs domestiques et internationaux durant le scrutin)
ont permis la transparence et la participation du plus grand nombre à ces premières élections libres.

 

Le défi de FETCA :
Si l’on peut se féliciter de ce premier pas, en revanche notre association FETCA reste préoccupée
par l’absence d’un développement structuré de la société civile tunisienne de Belgique, du manque
de participation citoyenne depuis les élections, et de la carence des débats publics et de
l’engagement dans l’espace public alors que les prochaines échéances électorales approchent et
que la Constitution du pays est en pleine rédaction. La justice n’est toujours pas indépendante,
les criminels courent toujours , les dossiers de la corruption sont toujours bloqués, les snipers
sont introuvables , la justice militaire organise des procès mascarades pour les familles des
martyrs et les blessés de la révolution sont abandonnés à leur sort.

Au niveau politique, voir les Tunisiens coincés entre d’un côté un discours populiste et de l’autre
côté une radicalité religieuse instrumentalisée politiquement, est une source d’inquiétude
pour la société civile qui reste attachée aux objectifs de la révolution du 14 janvier 2011

                               « Travail – Liberté – Dignité nationale »

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